Lori Butler (Michaela Coel), une plasticienne désargentée mais une faussaire habile, est contactée par les héritiers de Julian Sklar qui fut en son temps une gloire de la pop, pour terminer une série de tableaux oubliés qu'ils veulent vendre après le décès imminent de leur père. Ils l'engagent pour être l'assistante de Julian Sklar qui ne peint plus depuis des années.
carnets de voyages de miriam : toiles nomades
Ouvrir l'œil, décrire pour mieux voir, écrire pour se souvenir, revivre des instants enfuis, partager
mercredi 24 juin 2026
The Christophers - (2026) Steven Soderbergh avec Michaela Coel et Ian McKellen
Lori Butler (Michaela Coel), une plasticienne désargentée mais une faussaire habile, est contactée par les héritiers de Julian Sklar qui fut en son temps une gloire de la pop, pour terminer une série de tableaux oubliés qu'ils veulent vendre après le décès imminent de leur père. Ils l'engagent pour être l'assistante de Julian Sklar qui ne peint plus depuis des années.
mardi 23 juin 2026
L'Être Aimé - ( Cannes 2026) Rodrigo Sorogoyen avec Javier Bardem et Victoria Luengo
Comme je suis fan absolue d'Almodovar j'ai commencé par Autofiction que je n'ai pas chroniqué, une impression de déjà-vu, Almodovar fait de "l'Almodovar", brillant, coloré, mais rien de bien nouveaeu.
En revanche j'ai été bluffée par L'Être Aimé . La puissance de Javier Bardem, sa présence, explosent. Victoria Luengo doit s'imposer en face pour exister. Et c'est justement l'un des sujets du film : Bardem joue le père, un réalisateur reconnu mondialement tandis que Emilia(Victoria Luengo) sa fille, une actrice mineure gagne sa vie comme serveuse dns un bar. Esteban-Bardem a abandonné sa famille, a négligé sa fille 13 ans durant. Il est revenu à Madrid lui offrir la chance d'un grand rôle et reconquérir son affection. Ce n'est pas gagné. Une très longue séquence dans un restaurant filmée très près, montre l'opposition entre le père et la fille. Emilia accepte le rôle, elle sera actrice dans son film, mais refuse de rentrer dans le rang de la famille et de jouer celui de la fille.
En plus du thème père-fille. L'Être Aimé nous offre le making of d'un film, le tournage avec toutes les prises que le metteur en scène exige, jouant avec les nerfs des acteurs et des techniciens. Le tournage de la scène du repas explose, d'abord en fou-rire (les nôtres aussi, spectateurs dans la salle, puis en rebellion des acteurs. Esteban-tyran-maître de son film est d'une violence insoutenable. A l'époque de metoo, le mâle alpha a plus de mal à s'imposer!
J'ai beaucoup aimé le presque documentaire sur le tournage.
dimanche 17 mai 2026
Histoires parallèles (2026) un film d'Asghar Farhadi avec une distribution fabuleuse
jeudi 14 mai 2026
Collapse Face à Gaza - Israël 2026 un film d'Anat Even
lundi 11 mai 2026
Soumsoum, la nuit des astres - (2026) un film de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad) scénario Laurent Gaudé
Envoûtant, magnifique, étrange, exotique.
Un voyage au Tibesti dans un village traditionnel aux maisons de terre, malmené par des pluies torrentielles. Sur le plateau de l'Ennedi où les pierres et les pitons rocheux semblent avoir des visages humains qui nous regardent. Où les peintures rupestres nous renvoient à la Préhistoire, aux femmes-sentinelles d'avant la tradition islamique.
Kellou est habitée de visions, elle n'a pas connu sa mère . Elle est liée à Aya, rejettée par le village parce que femme seule, un peu sorcière aussi.
Images de jour, couleurs pétantes des robes des femmes. Images de nuit, magiques
Laissez vous emporter, le voyage en vaut la peine.
samedi 2 mai 2026
A voix basse - Leyla Bouzid - Tunisie (2026) avec Hiam Abbass
Lilia, tunisienne, la trentaine, ingénieure, vit à Paris avec Alice. Elle rentre dans sa famille à Sousse à l'occasion de l'enterrement de son oncle Daly. Alice est à l'hôtel. Funérailles traditionnelles, les hommes en bas, les femmes à l'étage autour de la grand-mère, la matriarche. Hiam Abbass joue la mère, Wahida, de Lilia, elle est médecin, divorcée. Famille bourgeoise, éduquée qui mélange pittoresquement le français à l'arabe et qui ne manque pas un épisode de Question pour Un Champion (même en période de deuil).
Famille unie, mais cachant un secret. Irruption de la police qui enquête sur la mort de Daly retrouvé nu sur la voie publique. On essaie d'étouffer le scandale. Daly était homosexuel. Etait-ce un crime homophobe? En Tunisie l'homosexualité est punie par la loi. La mère de Lilia semble comprendre Daly. Admettra-t-elle l'homosexualité de Lilia? Encore un non-dit, Lilia n'est pas prête à un coming out. C'est Alice qui va gaffer en présentant ses condoléances à la famille. Comment Lilia va-t-elle la présenter? Ce sera la "coloc" , no pas la compagne. Décalage total entre la sensibilité occidentale de la jeune femme blonde extravertie et la tradition familiale.
Lilia mène l'enquête sur la mort de son oncle dans un bar gay, elle retrouve les relations de Daly et finit par arriver au poste de police. Pour Daly, un notable, l'affaire sera classée mais pas pour un jeune de la campagne, témoin du meurtre. Quant à Lilia qui se déclare homosexuelle et réclame d'être arrêtée comme le jeune berger, ce n'est pas un sujet. l'homosexualité féminine n'existe tout simplement pas.
j'ai beaucoup aimé ce film avec des actrices excellentes (pas de surprise pour Hiam Abbass, je suis fan depuis longtemps) .
encore un film qu'il faut guetter parce qu'il ne passera peut-être pas longtemps dans les salles!
samedi 18 avril 2026
Nous, l'orchestre un film de Philippe Beziat(2026)
présenté en avant-première aux Cinémas du Palais en présence du réalisateur Philippe Beziat qui était aussi venu présenter Les Indes Galantes de Rameau mis en scèen par Corgitore que j'ai vu et revu au moins 5 fois.
Pour présenter le film étaient également présents le directeur du Conservatoire de Créteil et le professeur de Direction d'orchestre : soirée musique, très pointue. Attention particulière au son diffusé dans la salle par différents haut-parleurs . C
Ce n'est pas une captation de concert mais plutôt un "documentaire-symphonie"comme l'a qualifié le réalisateur. Il faut impératàivement voir ce film en salle pour goûter les effets musicaux. A la télévision, ce sera un spectacle agréable mais l'effet de volume et de masse mouvante ne sera pas reproductible.
L'objet du documentaire est de faire ressentir de l'intérieur la vie d'un orchestre avec ses 120 musiciens qui doivent travailler ensemble mais qui existent individuellement. Le cinéaste a donc travaillé sur la distance pour nouer des relations avec différents musiciens, pas forcément les solistes et aller chercher ce qui se passe dans chaque coin de l'orchestre. Placer des micros qui captent les sons produits dans différents emplacements avec une multitude de micros. Puis restituer au montage non pas le son que le spectateur entend assis à sa place dans la très belle salle de la Philharmonie mais précisément ce qu'entendent les cuivres, puis un alto. Attention aux visages, si divers, hommes, femmes,très jeunes ou plus âgés.
Evidemment le chef d'orchestre a une place de choix. Klaus Mäkelä est un chef magnifique très charismatique. On comprend le rêle du chef qui distribue les rôles, explique la partition, met en lumière une famille d'instrument, puis une autre. Intéressant point de vue du réalisateur : il ne laisse pas la vedette à un seul chef, montre l'arrivée d'une cheffe invitée.
Et puis il y a des images époustouflantes de la très belle salle de la Philharmonie, images d'ensemble qu'on n'aura pas assis à la place de spectateur.
Et bien sûr : la musique! sans présentation, sans sous-titres. J'ai mesuré mon ignorance tandis que mes collègues spectateurs étaient capable de reconnaître les mouvements...mais quelle importance, il n'est pas obligatoire d'être musicologue pour se laisser transporter.

