le film commence à la campagne : deux enfants seuls sur un banc : Akinola 8 ans, Olarémi 12 ans. Deébut fantastique, on se croirait dans un rêve. Il sera beaucoup question de revenants et de rêves...
Folarin, leur père, les emmène à Lagos. Le voyage est toute une aventure : le taxi-brousse tombe en panne d'essence, puis à 4 sur une moto-taxi, enfin dans une voiture briguebalante.
Lagos 1993, tentative de démocratie "democrazy", la ville attend le résultat des élections. Des voitures remplies de militaires patrouillent, menaçants.
Nous découvrons Lagos, son marché, sa foule, les maquis où boire un verre, le pont le plus long d'Afrique, la plage. Cela suffirait à mon bonheur, de me sentir transportée là. Ecouter leur Anglais, comme j'aime écouter le français des béninois, leurs voisins que je connais un peu. Le film vire au documentaire.
Il y a aussi une histoire, l'histoire d'un père absent qui se raconte à ses enfants. Occasion unique de transmettre l'histoire familiale. Histoire d'un frère disparu. Histoire de la mère, absente. Un visage d'une serveuse insistant : une maîtresse? Quelques heures à jouer dans l'eau....
Les élections sont annulées, la démocratie ne sera pas pour ce jour.
