samedi 20 octobre 2018

Capharnaum de Nadine Labaki (Liban)



Misère de misère! Zain assigne ses parents en justice pour le seul motif de l'avoir mis au monde!
Misère de misère!  être réfugié syrien au Liban semble à Zain être un privilège.
Misère de misère! quand les seuls papiers de la fratrie est un certificat de décès
Et pourtant c'est un film tendre, parfois drôle
Zain crève l'écran : quelle présence!

mardi 9 octobre 2018

A Filetta à Calenzana

Nous avons eu le plaisir d'assister au concert a core datu dans la Chapelle sainte Restitude de Calenzana et j'ai retrouvé sur Youtube  les séquences suivantes. pour le plaisir :




mercredi 29 août 2018

Le Poirier sauvage - Nuri Bilge Ceylan

Qu'un film dure 3h08 ne me dérange pas vraiment; Plus le film est long, plus il y a de plaisir de cinéma! A condition que l'histoire soit passionnante et/ ou les images sublimes.

Pour les images sublimes,  le réalisateur nous comble. Les paysages des Dardanelles (ou d'ailleurs parce que certains viennent de Macédoine ou de Bulgarie) sont magnifique et magnifiés! J'ai retrouvé le même émerveillement que dans ses films précédents que j'avais beaucoup aimés. 

J'ai beaucoup aimé le personnage du père, complexe, un instituteur un peu artiste, attaché à la nature que sa passion du jeu rend odieux à sa famille qu'il ruine. Beaucoup moins aimé celui de Sinan qui sait se rendre odieux à ses amis (jusqu'à la bagarre) à un écrivain qu'il vient consulter puis qu'il provoque inutilement.

Les rapports entre le père et le fils sont intéressants; la déclaration d'amour tardive de la mère étonnante alors qu'il l'épuise, la ruine et l'excède. 

Alors où est le problème? Il réside dans le bavardage. C'est un film très bavard, les dialogues sont interminables. Peut-être les turcophones y trouvent leur compte, moi je m'ennuie. Un quart d'heure de dialogue en moins m'aurait contentée. 

lundi 27 août 2018

Woman at war- un film de Benedikt Erlingsson

Mon coup de cœur de l'été 2018!


J'ai aimé l'histoire, l'actrice, la musique. 
Tout! pas un bémol
quelle merveilleuse image, cette femme archère qui tire des flèches contre un pylône et qui fait mouche!
Une femme énergique, la cinquantaine, musicienne. Écolo! 
Devra-t-elle choisir entre son combat et la maternité? 
un thriller? oui, on tremble pour elle, on voudrait que cela se finisse bien
Des paysages magnifiques, 

un ton décalé grâce à l'intervention des musiciens

vendredi 11 mai 2018

La Révolution silencieuse fil de Lars Kraume



Un véritable coup de coeur! 

C'est un film qui a une véritable histoire, tirée d'un fait réel. En cela presque un témoignage sinon un réquisitoire contre les pratiques de la RDA. 1956, pendant l'insurrection, les lycéens de Terminale s’enthousiasment pour les Hongrois. Ils organisent deux minutes de silence. Ce que le professeur d'histoire prend pour un chahut qui remet en cause son autorité se transforme en activisme anti-socialiste....les conséquences sont incalculables. 
Le metteur en scène a su recréer les décors, costumes d'époque mais il a surtout fait surgir de véritables personnalités. Ce ne sont pas des adolescents lambda d'un énième film de lycéens. Ce sont de véritables personnages, porteurs de leur histoire, de leurs espoirs dans le bac qui leur ouvrira des études,  mais aussi de l'histoire de leurs parents. Parc e qu'en RDA chacun est comptable des actions de ses parents, à la limite de celles de ses grands parents. 
 Tant de secrets dans cet après-guerre qui surgissent là où on ne les attend pas. 
Ils sont glaçants ces adultes qui font des compromis pour survivre. Humains, cependant parce que tous vivent dans la peur du faux-pas, y compris ceux qui sont haut placés. 
J'ai pensé à un autre film, slovaque, Leçon de Classes vu il y a quelques temps



jeudi 10 mai 2018

Everybody knows - Ashagar Farhadi

Il y avait foule cette après midi pour voir avec un léger décalage le film d'ouverture du Festival de Cannes!
Couple glamour : Penélope Cruz et Javier Bardem, excellents, bien sûr.

J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, la noce était espagnole, trop espagnole, presque folklorique dans un village trop parfait trop touristique, un vigneron passionné qui donne des cours d’œnologie...Un regard de touriste?
Vient ensuite l'histoire de famille, sombre, très sombre, tant de secrets que tout le monde connaît. Fallait-il un détective pour imaginer que ceux qui ont machiné l'enlèvement de la jeune fille sont des proches?  Le suspense est bien conduit, je me suis laissé prendre 
Un  moment agréable, un bon film mais pas dans la catégorie des chefs d'oeuvres. J'ai préféré les films persans (mais peut-être était-ce moi la touriste?

samedi 14 avril 2018

Razzia de Nabil Ayouch


Splendeur et misère du Maroc!
Splendeur du désert, de ses villages berbères, mais misère de ces enfants qu'on dépossède de leur langue, de la possibilité de réfléchir lors de l'arabisation forcée.
Richesse et pauvreté à Casablanca, jeunesse dorée et manifestations de rue.
Femmes belles, indomptables en recherche de liberté et machisme
Espoirs du jeune menuisier qui veut être chanteur....
5 destins étrangers, qui se croisent, exclus de la norme.
Comme une menace les bruits de la rue!