dimanche 19 mai 2019

Douleur et Gloire - Almodova 2019


Qu'ajouter à toutes les critiques de Cannes ou des spécialistes? 

Que j'ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans l'univers d'Almodovar.
que je me suis amusée à retrouver des épisodes qu'il avait raconté dans d'autres films, la chorale des curés, l'amour de sa mère, les douleurs du corps....

Nous vieillissons avec Almodovar, qui reste proche...

Espagne colorée, violente parfois, 


Couleurs de la campagne, Penelope Cruz solaire.

Côté ombre, la peur de la mort, de la vieillesse qui dégrade les corps....

vendredi 17 mai 2019

Dieu Existe son nom est Petrunya - film macédonien

Le voyage en Macédoine me tentait! 
Je n'ai passé qu'une demi-journée à la frontière albanaise  et nous avions visité sous la pluie un énorme monastère avec de très belles fresques et beaucoup d'installations touristiques. 
Je n'ai donc pas été surprise par la procession au début du film.
La petite ville avec ses pauvres immeubles de ciment ne m'a pas étonnée non plus. Immeubles de ciment yougoslaves, un peu comme les roumains, ou bulgares.
L'histoire est surprenante!
La personnalité de Petrunya est inattendue :jeune femme de 32 ans, elle vit encore dans sa chambre d'enfant comme une petite fille; pas de travail, pas d'amoureux, des parents qui l'infantilisent. Le problème de Petrunya, c'est le chômage. Elle est diplômée et n'a jamais trouvé d'emploi. Justement, le film commence avec un entretien d'embauche qui tourne court.
La procession sest immobilisée aux abord d'un pont sur un torrent. Le pope lance une croix de bois, celui qui la pêchera aura un an de bonheur; C'est Petrunya qui s'élance. Scandale! Le femmes n'ont pas le droit de participer à la cérémonie. 

Petrunya est arrêtée. Au commissariat, on ne sait que faire d'elle. L'arrêter? Sous quel motif? La relâcher serait la livrer à la foule haineuse. 
Je vous laisse découvrir la suite. 
Une journaliste de télévision est présente sur les lieux et imagine un sujet intéressant...Le deux femmes vont faire voler le consensus . 
Où sont passées les 45 années de la Yougoslavie socialiste de Tito? après 18 ans d'indépendance les traditions religieuses ont elles fait régresser les mœurs dans le Moyen Âge?  
Petronya est historienne, mais ce n'est pas Alexandre le Grand qui l'intéresse, plutôt les femmes chinoises aux temps de la Révolution.

Un film féministe, une femme atypique, un caractère qui m'a fait penser à l'Islandaise de Woman at War autre excellent film. 


mardi 14 mai 2019

le chant de la forêt

un voyage au cœur de la forêt amazonienne


Prologue : dans la pénombre de la jungle, les bruits de la forêt, un homme marche, les ombres dessinent des feuilles sur sa peau luisante. Il va à la cascade. 
Fantasme : le film est-il parlant ou nous fera-t-il entendre seulement les cris des animaux, stridulations, chants d'oiseaux? 
L'homme  appelle son père - invisible - qui lui répond.
On comprend que le père est décédé et lui réclame la cérémonie qui mettra fin au deuil et libérera son âme. 

Scène paradisiaque : toute la communauté se baigne, les garçons se balancent à des lianes, les jeunes filles bavardent immergées dans l'eau de la rivière, le héros porte son enfant et le baigne. 
Retour à un paradis d'avant la colonisation? Non! pas vraiment, nous sommes bien dans le Brésil du 21ème siècle, les objets de la vie quotidienne en témoigne. 

Et ce n'est pas vraiment le paradis: Ihjac, le héros se sent malade. Le chaman diagnostique son mal : il est en train de devenir chaman, et c'est douloureux. Ijhac préfère aller en ville, fuir l'emprise de son "maître perroquet" et se soigner au dispensaire. 
A la ville on le diagnostique "hypocondriaque", il n'est plus à sa place nulle part.
La fin est ambiguë, Ijhac plonge dans la cascade, là où son père l'a appelé. En sortira-t-il guéri?



samedi 11 mai 2019

En r'venant de l'Expo Préhistoire au Centre Pompidou

Pour rédiger mon billet je me documente sur Internet voici une des pépite glânée à propos de la fresque d'argile sur vitre de Miquel Barcelo




La Vénus de Lespugue

vendredi 10 mai 2019

Un tramway à Jérusalem - Amos Gitai

Un voyage, des histoires courtes, trajets du quotidien



Disons le tout de suite, je suis fan d'Amos Gitaï dont je suis les sorties de chaque film. je suis capable de traverser tout Paris pour aller voir un de ses films. 
Un Tramway à Jérusalem n'a peut être pas l'envergure de Kadosh, de Kippour, ou de ses autres films dont je ne me souviens plus du titre précisément.  Une série de surprises charmantes et souvent musicales se déroulent au fil du voyage.
Vous ne verrez pas les sites prestigieux ni les souks de la Vieille Ville, ni le Mur, ni la Mosquée d'Omar, seulement le passage du tram et encore, souvent dans la nuit et sous la pluie. 

Vous ferez des rencontres inattendues : une femme qui chante, cette autre  pèle une pomme parlant 4 langues à la fois, en Allemand, Hébreu, Français et Yiddish.., 
Une Palestinienne parle hébreu, elle a un passeport hollandais, son amie est-elle israélienne, russe ou autre... Une femme très nerveuse a peur d'un homme, un harceleur, même pas, simplement un arabe. Un couple essaie de démontrer à un touriste (Amalric) comme le pays (et l'armée) sont formidable....Un curé raconte la prière au jardin des oliviers en italien. 

Moi, j'ai bien aimé et vous?

samedi 4 mai 2019

El Reino - Film de Rodrigo Sorogoyen (Espagne)

Portrait de politicien en costume de gangster



Un thriller trépidant, une musique obsédante. Nous suivons un personnage Manuel Lopez-Vidal dans un déjeuner d'affaires, au bureau, à la maison, à 1000 à l'heure. Au début du film, il se présente comme un citoyen ordinaire. Citoyen ordinaire? Sur un yacht, dans un restaurant luxueux....C'est un politicien, mais de quel parti? Jamais une allusion à une idéologie quelconque. 

Une foule de personnages tous impliqués dans les mêmes magouilles. Histoires de pouvoir? Même pas, histoire d'argent, de beaucoup d'argent. 
La corruption à grande échelle. 

2h11, qu'on ne voit pas passer, pris dans cette poursuite, le film s'emballe avec l'arrestation, la perquisition. Comment va-t-il s'en sortir? 


lundi 29 avril 2019

Working woman - Michal Aviad

Meetoo à Tel Aviv


Orna mère de trois enfants est mariée à Ofer. Ils ont contracté des emprunts pour acquérir le restaurant d'Ofer qui démarre très doucement. Orna est embauchée dans l'immobilier : son patron fait construire une tour en bord de mer. Orna doit user de son charme et de sa persuasion pour convaincre des acheteurs potentiels riches (et français) d'acquérir ces appartements de prestige. 
Elle semble très convaincante et très efficace dans les négociations. 
Son patron lui promet des promotions et des pourcentages dans les ventes. 
Elle a bien besoin de cet argent et ne se pose pas trop de questions quand Bennie la complimente. Un premier baiser volé ne suffit pas pour lui ouvrir les yeux. On la sent bien tendue et mal à l'aise...

On devine la suite....

Mise en scène efficace, les scènes s'enchaînent.

Prise au piège, elle ne se défend pas. Pourquoi, l'accuse Ofer? 

A voir!

Orna, mère de trois enfants, mariée à Ofer. Ils ont contracté des emprunts