mercredi 22 février 2017

Moonlight



Un jeune enfant persécuté par ses camarades; De sas mère junkie, il n'y a pas grand chsose à attendre. Juan et Theresa  lui apportent protection et tendresse. Merveilleuse scène ou Juan apprend à l'enfant - Little - à nager. A l'adolescence les persécutions continuent, Je jeune découvre son homosexualité et décide de réagir. 
Un film pudique, sensible



samedi 11 février 2017

William Kentridge (vidéo)

Une découverte au Quai Branly à l'occasion de l'Exposition Routes de l'Afrique 

qui se termine par la création contemporaine de cet artiste sud africain qui m'a bluffée. 


FELIX IN EXILE


JOHANNESBURG  1989




Je n'ai pas tout compris, il faudra qu'on m'explique mais ce mélange de dessin, qui apparaît /disparaît sous la gomme, de la couleur qui fait irruption est très étonnant . Ne soyez pas bégueules! J'ai trouvé sur le site de la TATE un début d'explication (cliquer sur le lien)

dimanche 29 janvier 2017

Tempête de sable - un film de Elite Zexer (Isarël)

Vous ne verrez pas de tempête de sable à la Lawrence d'Arabie, ni de dunes, ni de désert photogénique. Le film se déroule l'hiver dans un coin pelé du Néguev, dans un village de Bédouins sédentarisés. 
En revanche, la tempête se déroule dans la tête des femmes, dans celle de Leila, la jeune étudiante, et celle de sa mère Jamila...

Première séquence dans une voiture : une jeune fille conduit, son père Suleiman est attentif à ses résultats à la fac. Une complicité est visible entre ce père jeune et sympathique. 
Ils arrivent au village, pour la noce. Les femmes d'un côté, les hommes de l'autre. Tasnim en jeans et cheveux au vent préfère la compagnie des hommes. Jusque là, tout va bien!



Dans la maison de la mariée, Jamila règne en maîtresse. Pourtant c'est son mari qui va prendre une deuxième épouse de l'âge de sa fille. Sa fierté est que la fête soit réussie. 
Après la fête, c'est encore Jamila qui remet tout en ordre. Elle découvre que Leila a un amoureux et lui interdit de le revoir. Gardienne de la maison, gardienne de la tradition. 


Quand l'électricité est coupée dans la maison de Jamila, à cause de la négligence de Suleiman, on se rend compte qu'il n'est pas le père attentif que ses fills adorent. D'ailleurs tout se déglingue. Leila découvre que son père n'est pas le complice moderne qu'elle imaginait. Il lui impose un mariage forcé avec un garçon du village. 
Jamila se rebiffe, elle sera répudiée.....(j'arrête ici, j'ai déjà assez spoilé).



Traditions à préserver, honneur des hommes, ce film pourrait être un réquisitoire contre la polygamie et les mariages forcés mais la réalisatrice a préféré "faire parler ces femmes "de l'intérieur" , les montrer fortes et non pas soumises, même si....


samedi 28 janvier 2017

Harmonium - film japonais de Kôji Fukada


Un film un peu étrange. Une famille un  peu bizarre, normale, trop normale. Le père est mutique quand la mère très pieuse (protestante) essaie de meubler le silence. La fille raconte des histoires horribles d'araignées cannibales...
Survient un homme raide, fantomatique, qui s'installe chez eux...une ancienne relation du mari. On soupçonne quelque chose de louche, la femme tombe amoureuse....
Fin du film. la petite fille est devenue une adolescente paraplégique.la femme est devenue maniaque de la propreté. Les parents recherchent (font rechercher) l'homme qu'ils soupçonnent responsable de la paralysie de leur fille...

Une histoire étrange, une atmosphère pesante. Film noir? 
Un bon film mais pas le chef d'oeuvre annoncé. 


jeudi 19 janvier 2017

PATERSON - Jim jarmusch

POÉSIE ET CINEMA



Si vous cherchez de l'action, de larges horizons, une histoire d'amour torride, une intrigue passionnante, passez votre chemin. Si vous êtes fatigué aussi, le rythme est très lent, chaque séquence débute dans un lit quand Paterson et Laura émergent du sommeil, vous risquez de vous endormir!

Si cet avertissement ne vous concerne pas, vous serez peut être séduits par ce film poétique et original. 

Poésie du quotidien., à la gloire d'une boîte d'allumettes.


Amours tranquilles et partagées. Paterson, (Adam Driver), conducteur de bus (si! si! c'est vraiment le nom de l'acteur)un grand dadais timide et taiseux qui écrit des poèmes dans son bus ou dans son garage. Laura - Golshifeh Fahrani - rayonnante et tendre, fanatique du noir et blanc, qui repeint en rayures, cercles noirs et motifs, tout l'entourage. Qui a dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire?
Un peu incongru, Marvin, leur bouledogue, tyrannique et grognon. 

Une semaine dans la vie de Paterson et de Laura, rituel du lever: Laura raconte ses rêves, merveilleux, départ du bus Paterson 23 qui transporte les gens de Paterson. pause devant les Chutes sur la Rivière Passaic...promenade du chien, bière au bar de Doc.... Répétitions et variations, une musique de Cage? (non ce n'est pas la bande son, c'est moi qui extrapole). 

Minuscules  catastrophes.

Paterson est le nom du personnage, c'est aussi le nom de la petite ville du New Jersey. Ville de plusieurs poètes : William Carlos Williams, Allen Ginsburg et d'autres. Villes un peu décrépite avec ses usines de briques rouge et ses enseignes peintes délavées. Paterson fut une des premières villes industrielles avec ses moulins à eau sur la rivière Passaic, papeterie, mécanique, les premières locomotives, le colt y furent produits au 19ème siècle (Wikipédia). la poésie de la vie, comme celle des écrits de Paterson ne sont pas spectaculaires, c'est une petite musique qui résonne encore aujourd'hui dans ma tête et qui ne veut pas me quitter de si tôt. 


mercredi 11 janvier 2017

Neruda - Pablo Larrain



Je me méfie des "biopics" souvent réducteurs.
Je connais mal Neruda et mon niveau d'Espagnol ne me permet pas de saisir tout le charme de la poésie. La mise en musique du Canto General par Theodorakis a fait connaître l'oeuvre. 

Le film de Pablo Larrain se concentre sur un court épisode de la vie de Neruda en 1948,  poursuivi par la police de Videla en 1948 et  entré en clandestinité. 

L'histoire est racontée du point de vue de Peluchonneau, le policier chargé de la traque du poète, mais "mise en scène" par Neruda lui-même qui - clandestin - loin d'être invisible organise le spectacle. Spectacle  poétique, politique, parfois bouffon, parfois thriller même road movie dans la Cordillère des Andes.... et rythmé par ses vers...les plus tristes?


i


Internet réserve de belles surprises comme cette analyse filmée : 




Et je ne résiste pas à accompagner ce billet par Théodorakis



lire aussi le bille de Dasola

samedi 7 janvier 2017

3000 nuits film palestinien de Mai Masri


Suivez le conseil de Ken Loach : voyez ce film

Difficile de rédiger un billet à la sortie de la séance : l'histoire est émouvante, le film est inspiré d'une histoire vraie, d'une femme emprisonnée pour l'aide à une action terroriste (elle soutient qu'elle est innocente) qui découvre en prison sa grossesse et décide de mettre au monde son enfant en prison.  

Il s'agit de fiction, non pas d'un témoignage. 

Même si, au début, j'ai trouvé le film très manichéiste (horribles geôlières, horribles israéliennes/jolies palestiniennes. Même si le thème de la maternité en prison ne me convainc pas complètement. Même si les critiques sont assez mitigées...



Allez le voir!