jeudi 7 septembre 2017

Jeannette de Bruno Dumont


Nous avions aimé "Ma Loute" de Dumont pour ses côtés déjantés et originaux.
En fait de "déjanté" dans Jeannette  Dumont s'est surpassé.
Et je suis perplexe. comme souvent dans ce cas, je lis les critiques : ils sont partagés. la Croix n'a pas aimé, Télérama, oui et non, Le Monde au temps du Festival de Cannes enthousiaste, après, moins. 

Tout d'abord : le texte.Evidemment je n'avais pas reconnu les pièces de Peguy qui est un auteur que je ne lis pas. Si, si, c'est bien Peguy, mais chanté, distordu, dissoné, si bien que Arte a mis des sous-titres pour une meilleure compréhension. 

J'aime la danse contemporaine : la chorégraphie de Découflé est décoiffante (c'est le cas de le dire)  et c'est sûrement ce qui est le plus réussi. La musique d'Igorrr est intéressante. Si on va voir une comédie musicale ou un spectacle de danse on est ravi. 

Le fond, l'histoire de Jeanne d'Arc m'intéresse beaucoup moins, mais ce ne concerne pas spécialement ce film. j'ai attendu avec curiosité ce que Dumont aurait fait du siège d'Orléans ou du procès . Il a éludé le problème. Ce n'est pas Jeanne au bûcher, c'est Jeannette. Et cela change tout!



mercredi 6 septembre 2017

Wind River

Un polar glacial dans une nature vierge, intouchée.
Des images de montagne et de forêt  encore hantée par les loups et ules pumas. 
L'intrigue se situe dans une réserve indienne, la victime est une jeune indigène. 
C'est un thriller bien fait, on est tenu en haleine? 
Cependant , il y a beaucoup trop de fusils et des fusillades très violentes interminables. 
Et toujours ce manichéisme américain avec des bons, très bons, des méchants très méchantss 

mardi 5 septembre 2017

Kentridge à la Fondation Vuitton et ailleurs....


La veille de la clôture de l'Exposition Art Africa, je me suis enfin décidée à traverser le bois de Boulogne jusqu'à la Fondation Vuitton. Et je n'y suis pas allée pour rien : 3 parcours étaient proposés à la visite : le ^parcours architectural et deux expositions Les Initiés et Etre là.

l'installation de William Kentridge en papier noir découpé est un fragment d'une frise monumentale présentée à Rome (2016) réalisée sur les bords du Tibre Triumph & Laments : 
Le bateau abordant à Lampedusa est d'une actualité et d'une beauté plastique criante. la procession des prisonniers et des esclaves  aussi. 
Cette fresque donne un ton dramatique à ce qui pourrait n'être qu'une exposition d'art contemporain. 





De retour à la maison j'ai voulu en savoir plus sur la fresque. C'est une oeuvre monumentale qui se déroule sur les quais du Tibre au Pont Sisto sur 550m et qui raconte l'histoire de Rome. on voit bien la Louve emblématique de la ville, allaitant les jumeaux puis à la fin, squelettique décharnée. succession des triomphes, des papes, mais aussi histoire coloniale avec Mussolini et Haïlé Selassié...

mon admiration pour Kentridge, découvert récemment au quai Branly est encore grandie. 




L'Opéra que j'ai vu à la Fondation Vuitton est d'inspiration chinoise. projeté sur 3 écrans simultanément il donne à voir et à entendre. gestuelle de l'Opéra chisnois mais aussi des danses africaines. les cartes et les documents qui servent de fond proviennent du monde entier; Il y a même un compte-rendu du Journal Officiel concernant la Commune de Paris. les slogans sont ironique, tragiquement ironique parfois...




Une autre vidéo de Kentridge est présentée dans les collections permanentes Other faces (2012) on y trouve un  déor plus africain, plus rural. 
Mon admiration pour Kentridge est encore grandie; Quel géant!

samedi 2 septembre 2017

une femme douce


Est-elle si douce que cela?
Pas sûr, silencieuse, décidée, cela oui!
décidée à comprendre pourquoi on a refusé le paquet qu'elle a envoyé à son mari en prison pour un meurtre qu'il nie.
assez aventureuse pour aller à la prison dans cette ville perdue où la prison est la seule activité, une ville vivant par la prison! pour braver des transports en commun loin d'être confortables.
dans ces trains bondés on imagine les forçats de la littérature russe. Clichés? ou réalité?
On tombe encore plus dans le cliché vers la fin du film, fin onirique, puis carrément pénible!
Très beau film où les images sont particulièrement esthétiques, les chants magnifiques.
dénonciation de l'arbitraire ? du système carcéral?

Ce film me pose des questions annexes. La langue parlée est le russe mais il porte le financement de l'Union européenne, il est tourné en Lettonie, j'ai reconnue des noms lituaiens dans le générique, le metteur en scène est ukrainien. film russe????

vendredi 1 septembre 2017

Petit paysan - Hubert Charuel



Pierre, éleveur, le "petit paysan", ne vit que pour ses vaches. Il en a 28 et les conduit au pré, les trait lui-même, repère quand elles ne vont pas bien, mieux que sa soeur , vétérinaire.Quand il suspecte la maladie, il ne peut pas imaginer sacrifier son troupeau et se lance à coeur perdu ...jusqu'où ? 
ce n'est pas un documentaire mais un véritable thriller, même si la fin se deviine vite, cela finira très mal!
sur le mem thème j'avais beaucoup aimé le film islandais Béliers





lundi 14 août 2017

Inextricabilia à la maison rouge 3 vidéos pour mieux appréhender les oeuvres présentées

EXPOSITION TEMPORAIRE 23juin 2017 - 17 septembre 2017

Art brut ou art? Artistes?
L'histoire de Judith Scott m'a émue. Ses oeuvres peuvent être exposées à côté de celles d'artistes reconnues comme Louise Bourgeois ou Annette Messager. 
a la sortied el'expo, j'ai voulu en savoir plus : 




Pour Pispo do Rosério, c'est plus difficile, parce que les vidéos sont en portugais
j'ai donc aimé celle qui est en musique:

Michel Nedjar est un artiste reconnu, ses poupées et ses objets font l'objet de nombreuses expositions, dans cette vidéo il explique la fabrication de ces poupées terrifiantes 




dimanche 9 juillet 2017

Visages villages d'Agnès Varda et JR



J'ai adoré ce film tendre et attentionné. Complicité et tendresse entre la réalisatrice et le plasticien.
Attention et respect des personnes rencontrées qui prêtent leurs visages pour une oeuvre du plasticien. Les portraits collés ne sont jamais gratuits. Les lieux des collages non plus.
Attention aux endroits délaissés dont l'histoire s'efface, comme cette rue de coron où il ne reste plus que Janine, attention au village qui se délite avant même d'être terminé, oeuvre ephémère sur le bunker de la Seconde guerre mondiale, écroulé qui persiste.....
Oeuvres éphémères, une marée a suffi pour effacer un portrait! les containers empilés glorifiant les femmes des dockers seront bien vite redistribués.....



maintenant je sais qui a "peint" les gros yeux que j'observe à Valenton!