Comme je suis fan absolue d'Almodovar j'ai commencé par Autofiction que je n'ai pas chroniqué, une impression de déjà-vu, Almodovar fait de "l'Almodovar", brillant, coloré, mais rien de bien nouveaeu.
En revanche j'ai été bluffée par L'Être Aimé . La puissance de Javier Bardem, sa présence, explosent. Victoria Luengo doit s'imposer en face pour exister. Et c'est justement l'un des sujets du film : Bardem joue le père, un réalisateur reconnu mondialement tandis que Emilia(Victoria Luengo) sa fille, une actrice mineure gagne sa vie comme serveuse dns un bar. Esteban-Bardem a abandonné sa famille, a négligé sa fille 13 ans durant. Il est revenu à Madrid lui offrir la chance d'un grand rôle et reconquérir son affection. Ce n'est pas gagné. Une très longue séquence dans un restaurant filmée très près, montre l'opposition entre le père et la fille. Emilia accepte le rôle, elle sera actrice dans son film, mais refuse de rentrer dans le rang de la famille et de jouer celui de la fille.
En plus du thème père-fille. L'Être Aimé nous offre le making of d'un film, le tournage avec toutes les prises que le metteur en scène exige, jouant avec les nerfs des acteurs et des techniciens. Le tournage de la scène du repas explose, d'abord en fou-rire (les nôtres aussi, spectateurs dans la salle, puis en rebellion des acteurs. Esteban-tyran-maître de son film est d'une violence insoutenable. A l'époque de metoo, le mâle alpha a plus de mal à s'imposer!
J'ai beaucoup aimé le presque documentaire sur le tournage.
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