
Au petit déjeuner nous retrouvons une famille française rencontrée à Che Guevara. La femme parle portugais ce qui lui donne des opportunités pour rencontrer des gens. Ils nous découragent d’entreprendre
sentier côtier vers Fontaihas
Le sentier monte entre le cimetière et les porcheries (odeur infecte) . Au dessus du cimetière catholique dans un enclos, le petit cimetière juif. Rien à voir avec les Nouveaux chrétiens ou les Marranes (je lis en ce moment une biographie de Christophe Colomb) Les tombes datent du XXème siècle.
Le chemin côtier nettement au dessus du rivage, domine Punta do Sol la vue est très belle. Entre temps, les nuages ont disparu. Après un tournant, nous découvrons le village de Fontainhas accroché à mi-pente avec ses maisons peintes de couleurs vives, ses fleurs au dessus d’une petite ribeira toute pimpante. Les terrasses sont cultivées de canne à sucre, le fond du ruisseau est occupé par des petits champs d’ignames formant une mosaïque vert très vif, chaque parcelle est séparée par de petites murettes, ruban allongé s’étalant jusqu’à une petite plage de sable gris dans une crique abritée entre des falaises rouges et noires . Cette eau calme me donne envie de me baigner. Quelques cocotiers et de beaux arbres à pain complètent le tableau.
Fontainhas
Fontainhas est fleuri de bougainvillées et d’un flamboyant. Ce village perché sur une arête, est minuscule mais possède une grande école peinte de neuf en jaune, et deux mercerias signalées par de discrets écriteaux. Un escalier traverse une rangée de maisons mettant définitivement fin à la circulation automobile.
Le chemin longe la ribeira puis retrouve la mer. Une petite descente et une grande montée. Nous ne sommes pas seules : un groupe de femmes et des enfants vont à pied au village suivant : Corvo , portant de lourds paquets sur la tête. Elles nous dépassent avant le col.
Au tournant dominé par un éperon rocheux vertical, unecheminée volcanique forme un mur jusque dans l’eau, cap pointu. La vue est spectaculaire, Ponta do Sol , au loin, avec sa piste d’aviation, porte-avions conquis sur la mer et son port minuscule. De l’autre côté du col, une pente sèche, où zigzague un sentier pavé soigneusement et protégé par une murette. Cela me démange de continuer le sentier côtier jusqu’à Corvo dont nous apercevons les premières maisons.
Je m’accorde une demi-heure pour poursuivre mon exploration, descends facilement assez loin pour découvrir une étroite vallée, avec un ruisseau, un ruban d’ignames, des terrasses de canne et la suite du village. Complètement isolé : on n’y parvient qu’à pied, peut être en barque. Cependant depuis 1999 l’électrification a été achevée. Je remonte plus facilement que prévu. Nous déjeunons rapidement.
Le ciel est sans nuage, le soleil tape dur, pas d’ombre, il fait vraiment très chaud.
D redoute la grande montée aux heures les plus chaudes de la journée. Elle part en avant plutôt colère me reprochant mes expéditions. Nous croisons une famille qui monte des caisses de bière, des bouteilles de Coca-Cola, des jus de fruit, il y a sans doute un bar à Corvo ravitaillé à pied.
J’achète de l’eau fraîche à Fontainhas dans une loja, prétexte pour trouver un aluguer. L’épicière propose de téléphoner à Punta do Sol pour en faire venir un.
PAM
Un pick up est arrivé sans qu’on le remarque. Je demande quand il retourne à Punta do Sol : dans un quart d’heure, bonne affaire ! C’est une camionnette de l’aide alimentaire du PAM (Programme Mondial d’Aide à l’Alimentation) . un jeune homme parlant très bien Français nous explique qu’ils distribuent de la nourriture aux plus défavorisés : un sac de farine de maïs, un broc de haricots, une bouteille d’huile. Des femmes, enfants viennent à la distribution, on coche des noms sur une liste. Tout se passe très vite, le pick up repart chargé à ras bord de tous ceux qui veulent profiter de l’occasion.
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