Jean-yves LOUDES : CAP VERT NOTES ATLANTIQUES
Cet ouvrage m’a accompagnée tout le séjour comme livre de chevet extrêmement poétique.
Avant de le trouver, j’avais fantasmé d’écrire pour éditer mes souvenirs de voyage, voilà le livre que j’aurais aimé écrire, et surtout le voyage que j’aurais aimé faire.
Entrer dans l’intimité des îles en rencontrant les personnes qui livrent les plus belles histoires.
C’est le livre d’un anthropologue et d’un écrivain. Je ne suis ni l’un ni l’autre. Visiter le Cap Vert mérite le regard d’un anthropologue. Et raconter ces histoires, l’imagination d’un écrivain.
La structure du livre est très intéressante : une contrainte, une histoire par île, un personnage par île, personnage rencontré ou historique comme Edmond de Montrond, imaginaire comme Vévé le paveur de la Route de Corda
Ouvrir l'œil, décrire pour mieux voir, écrire pour se souvenir, revivre des instants enfuis, partager
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samedi 28 août 2010
le plus poétique des guides: Notes Atlantiques - JY Loudes
dimanche 4 juillet 2010
Pourquoi le Cap Vert?
1. Désir d’Afrique sans les inconvénients de l’antipaludéen et de la vaccination contre la fièvre jaune. Le climat aussi est idéal pour des vacances en Juillet, qui est saison humide sous les Tropiques dans l’hémisphère nord.
2. Désir de soleil et de mer,
3. Désir d’aventure :
Pas d’histoire millénaire, pas de monuments, pas de tourisme organisé, pas de musée. La nature presque vierge, la mer, les volcans, tout à découvrir par nous même sans lecture ni guides, construire nous même notre découverte... Nous devenions des exploratrices.
4. Autre série : Portugal, Madère, Cap Vert... J’ai commencé à apprendre le Portugais avec Assimil. J’ai trouvé cette langue difficile . D’ailleurs je continuerais bien la série au Brésil. La lusophonie est immense et si méconnue , porteuse de rêves d’océans qui me sont tout à fait étrangers, et à cause de cela passionnants.
5. Musique Pourquoi le Cap Vert ? Beaucoup à cause de Césaria Evora !
6. Envie de prolonger l'enchantement de Madère. Il me semblait que nous allions retrouver ces impressions tropicales, insulaires et volcaniques en beaucoup plus intense. Fascination du volcanisme : à Madère les pics m’avaient impressionnée, mais ils étaient éteints depuis des millions d’années. Au Cap Vert, j’allais les voir actifs .
7. Ecotourisme : cette île est le meilleur endroit qui se prête à la rencontre avec la nature et les habitants. Ce genre de tourisme est un véritable mode de vie. La situation sanitaire et l’absence de tensions raciales ou sociales en font la destination la plus cool avec la Grèce. On peut se promener à pied sans aucun danger ni aucun tracas quelconque. Pas besoin de fermer la porte à clé chez l’habitant ni celle de la voiture.
Voyageau Cap Vert - Roissy/Lisbonne/Sal
Agrandir le plan
Surprise : nous sommes en 1ère classe!!
Notre vol pour Lisbonne est à 20 heures. Avec les nouvelles exigences de sécurité, nous arrivons au comptoir de la TAP en avance, à 17h05, où un employé nous hèle : les passagers pour Sal doivent embarquer immédiatement. Le personnel au sol d’Orly est en grève, nous risquons de rater la correspondance si nous prenons l’avion de 20h. L’hôtesse enregistre nos bagages immédiatement, mais plante son ordinateur et ne parvient pas à imprimer nos cartes d’embarcation.
Je suis ravie, cette correspondance à Lisbonne me souciait, récemment André est resté en rade à Rome ainsi que Cati et Pierre à Funchal. D ne l’entend pas de la même oreille, elle comptait téléphoner pour avoir des nouvelles et faire des courses hors taxe. Elle est donc furieuse d’être bousculée et s’en prend au steward qui tente de lui expliquer rationnellement qu’elle devrait au contraire être contente. Depuis les accords de Schengen, il n’y a plus de boutique hors taxe à Orly Ouest. Elle aura tout son temps à Lisbonne. ... J’écoute la discussion, m’énerve et oublie de réclamer la carte d’embarcation. Je ne m’en rends compte qu’au niveau des portiques de sécurité. Dans l’urgence et la pagaille on nous laisse quand même passer. Mais l’hôtesse de la TAP nous bloque.
Nous embarquons les dernières, en première classe, dans de larges fauteuils de cuir. L’avion tarde à décoller. Rumeurs, les grévistes auraient piqué les clés … finalement nous décollons à 18h30.
Lisbonne : 3 heures d’attente.
On glisse 2 euros dans la fente du téléphone public et appelle la France. Miracle, l'appareil rend même la monnaie. Nous n’achèterons pas nos Royales hors taxe, tant pis !
En première classe, il y a du papier à lettre et des cartes postales. Mais il faut affranchir le courrier. La recherche du timbre va meubler le temps mort. Je sais comment cela se dit en Portugais. On me laisse quitter la zone de transit et sortir à la poste.
23h20 l’avion est rempli de CapVerdiens chargés de paquets volumineux qui ont tous l’air de se connaître.
Vol de nuit, je dors.
Sal : 1er jour au Cap Vert et coupe du Monde
Réveil à 7h après une bonne nuit dans notre chambre de la pension des Alizés. Très simple et moderne. Luxe : un frigo et le ventilateur un peu bruyant mais efficace. Les volets blancs s’ouvrent sur un balcon qui donne sur une jolie placette. En face, le centre culturel crépi d’orange et des maisons basses jaune pâle. Le village de Santa Maria semble endormi. Nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse qui domine le quartier. Les acacias aux troncs torturés se balancent. Il fait tellement frais que je mets une chemise à manches longues.
Première exploration de Santa Maria
Trois rues parallèles à la plage, pavées de basalte, bordées de maisons basses. Deux clochers blancs et une éolienne géante dominent les toits en pente douce recouverts le plus souvent de tôle ondulée gris orangé. Les plus belles maisons sont couvertes de tuiles romaines et arborent de petites tourelles carrées. Volets, gouttières et tour des fenêtres sont peints de couleurs vives contrastant avec les tons pastels des crépis bleus sur orange, vert sur jaune. Dans les courettes intérieures poussent des papayers, quelques palmiers parfois de bougainvilliers.
Sur le trottoir des femmes vendent des bananes et des mangues dans des seaux ou des bassines qu’elles portent sur la tête. Les petites épiceries proposent quelques conserves des haricots et des nouilles en vrac.
Il y a peu de circulation automobile, quelques taxis rôdent attendant le client.
Après avoir revêtu des maillots nous longeons la plage. D’immenses complexes touristiques de bungalows, assez jolis d’ailleurs, à la sortie de la ville, ont aménagé sur la plage des lits et des parasols bien tentants. Nous prévoyons de nous y installer pour un bon moment.
Mais d’abord première baignade :
la mer est bleue turquoise, un beau rouleau d’écume blanche déferle sur le sable blanc. L’eau est très fraîche, les vagues me font peur, je reste en avant de la barre. . La mer monte, une vague plus puissante l’atteint et j’ai tout juste le temps de courir pour sauver sac et sandales de la noyade.
Je goûte au plaisir de fouler le sable les pieds nus. Je l’avais craint brûlant, il est tiède, merveilleuse sensation ! Nous marchons le vent de face. Je dois maintenir fermement mon chapeau de paille qui s’échappe, roule et est happé par la vague. Je l’attrape de justesse avant le reflux. Le sable nous fouette les jambes si bien que nous renonçons au projet de location de chaises longues et de parasol.
Près du ponton de bois, des barques sont alignées sur la plage. Nous trouvons l’ombre sous la coque d’une barque du nom de Banana, peinte en marron rouge, qui nous abrite aussi du vent. Je retourne me tremper.
Finale de la Coupe du Monde de foot : le Brésil gagne
Si la ville est déserte et la plage abandonnée, c’est que ce matin se déroule la finale de la Coupe du Monde de football Brésil - Allemagne. Dans les hôtels, les restaurants, les cafés tout le monde s’est rassemblé devant le poste de télévision. De temps en temps nous percevons des clameurs, un but ! Nous devinons que le Brésil a gagné : 2 :0. Des voitures klaxonnent joyeusement en sillonnant les rues pavoisées aux couleurs du Brésil, décorées de drapeaux et de ballons de baudruche, des enfants avec un djembé suivent la voiture en courant. Nombreux sont ceux qui revêtent le maillot de l’équipe brésilienne, ou qui sont habillés de jaune et de vert. Sont-ils des supporters fidèles ? Possèdent-ils des collections de maillots ? En tout cas cet épisode de liesse cadre bien avec le décor et nous sommes sincèrement heureuses de la victoire brésilienne. Que ce serait-il passé si le Portugal ou le Sénégal avaient été en finale ? Je me promets de poser cette question dès que nous en aurons l’occasion...
Maintenant que le match est fini, la plage s’anime, les enfants arrivent, un garçon d’une dizaine d’années très noir fait vrombir un cerf volant multicolore. Je me baigne en compagnie d’une fillette et de son frère qui jouent dans les vagues. Un jeune homme se roule dans le sable en chahutant avec son chien. Le sable blanc reste collé sur sa peau foncée lui faisant un étrange maquillage de folie. Une belle photo ? Dominique préfère éviter son regard pensant qu’il se donne en spectacle exprès.
Un Africain s’approche de nous et propose ses services :
- « je suis commerçant massagiste »
Vers 1h l’ombre de la barque a complètement disparu et d’ailleurs nous avons faim.
Nous mangeons deux sandwiches au thon, attablées à l’ombre d’un acacia, devant le « glacier ». La serveuse parle très bien le français, avec seulement un soupçon d’accent portugais. Elle s’excuse. Dans le sandwich il n’y aura pas de tomates. A cause du match, les boutiques sont restées fermées (c’est faux).
Sieste à l’hôtel. Nous nous installons à l’ombre sur la terrasse sur des chaises longues.
Rencontre avec le "rasta", le campeur sculpteur de la plage
Nous nous renseignons sur les arrêts des aluguers auprès du « Rasta », personnage pittoresque de Santa Maria que nous avons remarqué ce matin. Sonorisant toute la rue un gros radiocassette sur l’épaule, il tenait compagnie aux peintres qui badigeonnent le restaurant Piscador en face de notre balcon. Il parle parfaitement français. Sur la plage nous avons trouvé sa tente entourée de ses sculptures. Torse nu sur son jeans, il porte colliers et tatouages et un sac à dos délavé. Dreadlocks courts mais décolorés, raybans. Il a belle allure.
Le look rasta est ici bien représenté sous diverses variantes ; surtout les couleurs vert jaune et noir en bonnets, pantalons. Mais la simplicité prédomine.
Ce soir tout le monde est dans la rue. La jeunesse s’est réunie sur le terrain de Hand où s’affrontent les juniors (beaux maillots et arbitrage sérieux) les églises sont pleines, (l’horaire de la messe a été repoussé à 18 h pour cause de foot). A la sortie de l’église, des fillettes habillées de blanc et un homme portant une guitare.
Bandes d’adolescentes en jeans et haut très court, même mode que chez nous. Elles pourraient être nos élèves.
Diner au cultural café
Nous dînons au Cultural Café sur la jolie placette. Le restaurant est un peu sophistiqué : à l’extérieur, les tables en contre-plaqué ont été découpées à la forme des îles de l’archipel. Elles sont éclairées par des lampes à pétrole. Un faux palmier décore la salle tandis qu’un ruban lumineux électrique clignote sur la façade. Le serveur est charmant. Il ne ménage pas ses efforts pour nous faire patienter, mais l’attente se prolonge. Il nous fait une blague,
- « le gaz est fini » -
, cela ne fait pas rire D
Il demande alors si elle est fâchée ou si elle a faim. Il ne faut pas être pressé
- « ici ce n’est pas l’Europe ».
Heureusement, la musique capverdienne est très agréable, plutôt jazz, un peu brésilienne. Enfin, les deux assiettes arrivent, très bien garnies. Du thon grillé pour moi, une omelette pour Dominique. Le thon est délicieux, fine tranche passée à l’huile d’olive et grillée et le riz a un goût original.
Cap vert île de Sal :Pedra de Lume
La propriétaire de l’hôtel, française, rentrée de vacances, prodigue ses conseils. Nous sommes moins perdues qu’hier mais je n’ai plus l’obligation de pratiquer le Portugais.
Après avoir acheté deux bananes (40 $) aux femmes assises sur le rebord du trottoir, nous essayons de trouver un taxi collectif pour Espargos à 100$. Les taxis attendent mais pratiquent les tarifs « privés ». Finalement, nous marchandons avec le chauffeur – maillot brésilien, parlant français-. Nous nous asseyons à l’arrière du pick up pour mieux voir le paysage.
Le vent souffle très fort. Le taxi traverse un véritable désert avec ses petits oueds et même une petite palmeraie. Le ciel est couvert, au loin la mer très agitée est blanche d’écume. Après l’aéroport, la ville d’Espargos n’est pas très attirante avec des buildings et des chantiers en parpaing. Elle est construite sur une colline hérissée d’antennes et de paraboles.
Pedra de Lume, saline abandonnée
Pédra de Lume est pittoresque avec les maisons basses, des ouvriers des salines autrefois, l’église blanche, et sur la colline le téléphérique en bois délabré allant du port abandonné à la montagne. Le taxi nous dépose à l’entrée du tunnel creusé pour accéder au cratère. Au bout de la galerie nous découvrons un damier dans un cercle presque parfait. Certains rectangles rose saumon, d’autres verts, d’autres recouverts par une pellicule de sel. Un paludier creuse avec une pelle, un tractoriste est au travail. Nous sommes les seules touristes et nous nous promenons tranquillement sur les petites digues qui séparent les bassins.
Je cherche des trémies de sel ou de gros cristaux cubiques et suis un peu déçue de ne pas en trouver. La nature ne fait pas toujours les choses comme l’enseignent les livres.
La géologue en moi vibre : le volcan qui a construit cet immense cratère circulaire a disparu, les cendres accumulées ne me racontent pas l’éruption. La saline, en revanche, me rappelle toutes les autres que j’ai visitées : Guérande, salins de Giraud, Gruissan, celles du Portugal, ainsi que le temps de ma thèse. Chaque fois que nous découvrons une nouvelle contrée, je cherche les liens avec mon histoire personnelle pour apprivoiser les lieux, y trouver des marques, m’y sentir moins étrangère.
Sur la rive diamétralement opposée poussent des plantes grasses très vertes. Des lits de plage sont installés. J’hésite à me baigner, nous ne savons pas comment nous allons rentrer. Il faudra peut être marcher 7 km jusqu’à Espargos, je n’ai pas envie d’être raide de sel. Plus tard deux jeunes touristes iront à l’eau. Je les envie.
Nous descendons à pied sous le téléphérique de bois et parvenons à un port fantôme. Trois barges rouillent sur des rails, les quais construits pour l’embarquement du sel sont presque abandonnés, quelques barques de pêcheurs sont amarrées. Les bâtiments des ouvriers sont encore habités mais plus aucune trace de l’activité d’autrefois.
Retour en aluguer
Le soleil revient vers midi. Nous pique-niquons face à la mer devant un restaurant vide où j’espérais trouver un taxi ou un aluguer. Rien. Nous marchons sur la route dans le désert. Espargos se profile bien plus proche que les 7 km annoncés. Est ce un mirage ? Nous n’aurons pas le temps de le vérifier. Un taxi, déjà occupé, nous charge à son bord pour 800 $ et à 14h30 nous sommes aux Alizés pour la sieste.
Aquarelles sur la terrasse
Aujourd’hui Lundi, Cultural Café est fermé ainsi que l’Aquarium et la moitié des établissements que nous recommande la propriétaire des Alizés.
Nous partons explorer les nouveaux quartiers construits pour les touristes italiens en majorité. Les pizzerias sont légions mais c’est la morte saison, les restaurateurs ne font aucun effort pour attirer les rares consommateurs.
NhaTerra, un dîner en musique
Finalement, je dégotte l’endroit idéal, Nha Terra : un hôtel avec une minuscule piscine dans un jardin entourée de jolis palmiers aux larges frondes bien fournies. On peut dîner sur le bord de la piscine et ce soir, il y a même des musiciens.
D achète des croquettes de morues vendues dans un boui-boui. Je dîne donc seule, les musiciens me tiennent compagnie. Ils cassent souvent des cordes et passent plus de temps à accorder leurs instruments qu’à jouer. Ambiance sympathique !
Promenade de nuit sur la plage. De retour aux Alizés, la fête bat son plein, au bar Cocorico au rez de chaussée de la pension, il y a de la musique ainsi que dans une boîte en face. Allons nous dormir ?
Au dessus de mon lit, un tableau de Tchâlé, femme portant un enfant,
Après avoir acheté deux bananes (40 $) aux femmes assises sur le rebord du trottoir, nous essayons de trouver un taxi collectif pour Espargos à 100$. Les taxis attendent mais pratiquent les tarifs « privés ». Finalement, nous marchandons avec le chauffeur – maillot brésilien, parlant français-. Nous nous asseyons à l’arrière du pick up pour mieux voir le paysage.
Le vent souffle très fort. Le taxi traverse un véritable désert avec ses petits oueds et même une petite palmeraie. Le ciel est couvert, au loin la mer très agitée est blanche d’écume. Après l’aéroport, la ville d’Espargos n’est pas très attirante avec des buildings et des chantiers en parpaing. Elle est construite sur une colline hérissée d’antennes et de paraboles.
Pedra de Lume, saline abandonnée
Pédra de Lume est pittoresque avec les maisons basses, des ouvriers des salines autrefois, l’église blanche, et sur la colline le téléphérique en bois délabré allant du port abandonné à la montagne. Le taxi nous dépose à l’entrée du tunnel creusé pour accéder au cratère. Au bout de la galerie nous découvrons un damier dans un cercle presque parfait. Certains rectangles rose saumon, d’autres verts, d’autres recouverts par une pellicule de sel. Un paludier creuse avec une pelle, un tractoriste est au travail. Nous sommes les seules touristes et nous nous promenons tranquillement sur les petites digues qui séparent les bassins.
Je cherche des trémies de sel ou de gros cristaux cubiques et suis un peu déçue de ne pas en trouver. La nature ne fait pas toujours les choses comme l’enseignent les livres.
La géologue en moi vibre : le volcan qui a construit cet immense cratère circulaire a disparu, les cendres accumulées ne me racontent pas l’éruption. La saline, en revanche, me rappelle toutes les autres que j’ai visitées : Guérande, salins de Giraud, Gruissan, celles du Portugal, ainsi que le temps de ma thèse. Chaque fois que nous découvrons une nouvelle contrée, je cherche les liens avec mon histoire personnelle pour apprivoiser les lieux, y trouver des marques, m’y sentir moins étrangère.
Sur la rive diamétralement opposée poussent des plantes grasses très vertes. Des lits de plage sont installés. J’hésite à me baigner, nous ne savons pas comment nous allons rentrer. Il faudra peut être marcher 7 km jusqu’à Espargos, je n’ai pas envie d’être raide de sel. Plus tard deux jeunes touristes iront à l’eau. Je les envie.
Nous descendons à pied sous le téléphérique de bois et parvenons à un port fantôme. Trois barges rouillent sur des rails, les quais construits pour l’embarquement du sel sont presque abandonnés, quelques barques de pêcheurs sont amarrées. Les bâtiments des ouvriers sont encore habités mais plus aucune trace de l’activité d’autrefois.
Retour en aluguer
Le soleil revient vers midi. Nous pique-niquons face à la mer devant un restaurant vide où j’espérais trouver un taxi ou un aluguer. Rien. Nous marchons sur la route dans le désert. Espargos se profile bien plus proche que les 7 km annoncés. Est ce un mirage ? Nous n’aurons pas le temps de le vérifier. Un taxi, déjà occupé, nous charge à son bord pour 800 $ et à 14h30 nous sommes aux Alizés pour la sieste.
Aquarelles sur la terrasse
Aujourd’hui Lundi, Cultural Café est fermé ainsi que l’Aquarium et la moitié des établissements que nous recommande la propriétaire des Alizés.
Nous partons explorer les nouveaux quartiers construits pour les touristes italiens en majorité. Les pizzerias sont légions mais c’est la morte saison, les restaurateurs ne font aucun effort pour attirer les rares consommateurs.
NhaTerra, un dîner en musique
Finalement, je dégotte l’endroit idéal, Nha Terra : un hôtel avec une minuscule piscine dans un jardin entourée de jolis palmiers aux larges frondes bien fournies. On peut dîner sur le bord de la piscine et ce soir, il y a même des musiciens.
D achète des croquettes de morues vendues dans un boui-boui. Je dîne donc seule, les musiciens me tiennent compagnie. Ils cassent souvent des cordes et passent plus de temps à accorder leurs instruments qu’à jouer. Ambiance sympathique !
Promenade de nuit sur la plage. De retour aux Alizés, la fête bat son plein, au bar Cocorico au rez de chaussée de la pension, il y a de la musique ainsi que dans une boîte en face. Allons nous dormir ?
Au dessus de mon lit, un tableau de Tchâlé, femme portant un enfant,
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