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lundi 31 août 2020

Epicentro , un film de Hubert Sauper



 



L'épicentre, en géologie est le point, à la surface de la terre où un séisme est perçu, il est à l'aplomb du foyer où a eu lieu la rupture et d'où se propagent les ondes sismiques. 

Le séisme serait-il l'explosion de l'USS Maine en 1898 devant la Havane pendant la guerre qui met fin à la domination Espagnole et point de départ de l'Impérialisme américain. C'est aussi, quelques années après la première séance des Frères Lumière (1895) la naissance du cinéma de propagande avec la fabrication d'un film montrant Theodore Roosevelt et les Rough Riders combattant les Espagnols à Cuba. 

Ce film est aussi un documentaire sur Cuba. 

Cuba, l'île de l'Utopie. Qu'est-ce que l'Utopie? Le Paradis communiste qui aurait dérapé quand l'Union Soviétique s'est effondrée et a cessé d'aider Cuba? 

Cuba, la beauté de ses ruines, de ses Chevrolets roses bonbon...la beauté de ses habitants filmés merveilleusement bien. Réflexion aussi sur le tourisme qui va chercher l'utopie, le passé communiste, ou seulement des images exotiques. Tourisme odieux comme ce photographe qui refuse un dollar à une petite fille au prétexte qu'être pris en photo par lui est déjà un honneur"

Rêve de cinéma qui raconte des histoires, des histoires "chacun raconte le monde comment cela l'arrange", qui produit des images comme savent déjà le faire les deux petites filles qui savent déjà se servir d'un smartphone pour faire de très belles photos. Elles savent tout faire, danser, chanter, réfléchir...Rêve de cinéma avec des image de Méliès et surtout de Chaplin. REncontre avec Oona Camilla Chaplin qui chante aussi drôlement bien!

Si vous voulez voyager, si vous aimez le ciné, allez-y....




 


samedi 28 août 2010

La Havane - Miramar et virée en voiture.

Nous profitons de la voiture pour visiter les quartiers éloignés.
Miramar, avec ses grandes villas et ses énormes hôtels, nous déçoit. Les villas sont encore plus grandes qu’au Vedado mais le bord de mer est tout gâché.

Le canon de 9 heures
Puisque Miramar ne nous a pas offert la promenade de bord de mer, nous traversons La Havane par le Malecon pour retourner à la forteresse. A 9 heures se déroule une cérémonie en costumes du 18ème siècle qui se termine par un coup de canon. Nous n’avons pas prévu la petite laine, comme le vent souffle fort, nous avons froid.

Nous attendrons 21 heures dans la Habana Vieja dans les petites rues autour de l’hôtel Valencia. Nous retrouvons avec plaisir la place d’Armes, l’hôtel Valencia, faisons un tour par Obispo. Je suis un peu déçue : les rues sont désertes. Pas de musique dans les bars. Peut être est ce le froid ? Ou simplement nous étions venues le week-end et en semaine, il y a moins d’animation ? 21h : coup de canon. Nous rentrons chez nous.

La Havane : la maison d'Hemigway

Un carillon a sonné toute la nuit les quarts d’heures et les heures !

Maison d’Hemingway

Tous les guides recommandent cette visite sans donner d’itinéraire. Douglas nous explique comment arriver à San Francisco de Paula, qui est hors plan de La Havane.. Les explications sont claires : trouver le Paséo tout proche, puis le remonter jusqu’à la Place de la Révolution, chercher la Cité Déportive puis la route de Dolores, enfin demander.

La route est bien dégagée à huit heures du matin, peu de circulation à part les énormes autobus surchargés. Les directives sont bonnes. Les enfants des écoles sont massés de part et d’autres de la chaussée et agitent des petits drapeaux de Cuba. Nous avons l’impression d’être reçues avec les honneurs d’un Chef d’Etat étranger.

San Francisco de Paula est déjà à la campagne. C’est une bourgade très fleurie sur une colline.

La Maison d’Hemingway est précédée d’un beau parc avec des arbres immenses : casuarinas, bambous, palmiers royaux etc... La maison blanche se trouve à l’arrière d’une terrasse avec une tonnelle fleurie ornée de céramique. La maison est de plein pied, toute ouverte sur le jardin.

Tout est resté tel qu’Hemingway l’a laissé, ses livres, ses bouteilles, ses chaussures. Je l’imagine avec ses chats et ses chiens – on a vu les tombes des chiens dans le jardin –. Nous montons à la tour. Partout des livres. Ce que je n’avais pas imaginé, ce sont les affiches de corridas et beaucoup de trophées de chasse. Belle piscine, sur le bord, tout est prêt pour recevoir des invités ! Ce pèlerinage dans le décor quotidien de l’écrivain m'émeut. J’ai vécu un bon moment dans son intimité en lisant Iles à la Dérive et cet été Pour qui sonne le Glas avait accompagné nos vacances en Espagne. En revanche, je n’ai pas pu lire ses livres sur les corridas. Là, je n’accroche vraiment pas. Nous rentrons sans encombre à La Havane dans laquelle nous nous orientons bien maintenant et rendons la voiture dans les temps.

Hôtel nacional


Pour aller au Callejon de Hamel, Delta nous recommande d’aller à pied jusqu’à l’Hôtel Habana Libre (l’ancien Hilton) puis de prendre L jusqu’à San Lazaro. Je viens justement de lire cet itinéraire dans « La Havane pour un Infante défunte ». Ce gros livre pourrait servir de guide des rues de la Havane, c’est mon livre de chevet. L’initiation sexuelle du jeune héros, toutes ses dragues minables ne me passionnent pas mais je dévore ce livre comme guide touristique. Le héros promène ses conquêtes ou poursuit des inconnues selon des itinéraires précisément répertoriés. Cela donne une vie supplémentaire à la rue où nous passons. Cela me permet également de mémoriser des itinéraires.

Hôtel National

Au bout de la 21 nous filons tout droit sur l’Hôtel National "Monument Historique".

Nous nous promenons dans les salons et les jardins. Dans une sorte de tranchée, une exposition historique explique la crise des fusées.
Toujours des photos NetB avec citations sentencieuses de Marti et de Fidel. Pourtant ce n’est pas ennuyeux. Les actualités de mon enfance sont devenues de l’histoire. Dans un salon, des affiches rangées par ordre chronologique montrent tous les visiteurs célèbres des années 30 à nos jours : Errol Flynn, Clark Gable, Fred Astaire ou Marlon Brando ne m’étonnent pas, Danielle Mittérand beaucoup plus tard non plus. En revanche de nombreux américains, acteurs ou metteurs en scène sont venus récemment : Schwarzennegger, Spielberg …Les liens entre les Etats Unis et Cuba sont bien étranges.

Nous traversons le Centre de La Havane par les calle Animas, Virtudes, Industria. Toutes sont bien délabrées aux antipodes des quartiers aisés et verdoyants du Vedado et des belles restaurations de La Vieille Havane. La misère est bien visible. Pas de restaurations, des rues entières sont fermées à la circulation.