Affichage des articles triés par pertinence pour la requête chien blanc. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête chien blanc. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 23 mai 2024

Chien blanc - 2024 - Anaïs Barbeau-Lavalette

 

1968, Los Angeles. 

Romain Gary marié à Jean Seberg, adopte un chien errant . 
Chien blanc, dressé dans le Sud pour attaquer les Noirs. 
Faut-il l'abattre ou le dresser?
Martin Luther King est assassiné. Des émeutes raciales font rage en ville. 
Jean Seberg est active avec les Black Panthers....

j'ai téléchargé le livre de Romain Gary.  A moi de le lire maintenant avant de terminer cette critique...



Très beau final sur les paroles du discours de Christiane Taubira interprété par Gaël Faye

Vous finirez seuls et vaincus, sourds aux palpitations du mondeÀ ses hoquets, ses hauts, ses bas, ses haussements d'épaules veulesAu recensement des ossements qui tapissent le fond des eaux
Vous finirez seuls et vaincus, aveugles aux débris tenacesDe ces vies qui têtues s'enlacent, de ces amours qui ne se lassеntMême lacérées de sе hisser à la cime des songeries
Vous finirez seuls et vaincus, grands éructants rudimentairesInsouciants face à nos errances sur la rude écale de la terreIndifférents aux pulsations qui lâchent laisse à l'espérance
Vous finirez seuls et vaincus car longue, longue est la mémoireDes pieds, des peaux, des au revoirs et de ces temps itinérantsOù devisant et divisant vous créez un monde en noir et blanc
Vous finirez seuls et vaincus, vos cris, vos cors et vos crédosΑutorité en toc et broc ne sauront vous sauver de rienL'éclat de nos vies entêtées éblouira vos en-dedans
Et vos enfants joyeux et vifs feront rondes et farandolesAvec nos enfants et leurs chants et s'aimant sans y prendre gardeVous puniront en vous offrant des petits-enfants chatoyants
Vous finirez seuls et vaincus, car invincible est notre ardeurEt si ardent notre présent, incandescent notre avenirGrâce à la tendresse qui survit à c'passé simple et composé

Vous finirez seuls et vaincus
Source : Musixmatch

dimanche 4 juillet 2010

Cap vert - île de Sal : le port d' Espargos et Palmera



Espagos

Nous avons renoncé à louer une voiture et préférons essayer l’aluguer : un minibus qui part de la station devant la pharmacie quand il est plein (100$ chacune pour Espargos). Le chauffeur met une chouette musique capverdienne à tue tête, cela fait couleur locale. Nous traversons 17 km de désert : du sable blanc, près de Sal puis une étendue caillouteuse ocre rouge. L’île n’est pas aussi plate que je le pensais.
Espargos est un gros bourg avec des maisons peintes, une placette cimentées avec des volumes colorés avec soin, quelques supermarchés modernes et bien achalandés. Le tourisme n’a pas envahi les boutiques comme à Santa Maria.
Après une promenade tranquille dans les rues animées nous montons sur la butte qui domine le village pour découvrir le panorama, reconnaissons Pedra do Lume, l’aéroport et Palmeira.
Au supermarché nous trouvons du concombre, de la charcuterie et des yaourts, la caissière parle français.

Palmeira, le port de commerce, les pêcheurs

Un chauffeur de taxi propose de nous emmener pour 230$ à Palmeira au port de commerce. Les abords sont gâchés par les citernes de carburant. Autour des docks de nombreux containers viennent du monde entier. De grosses caisses de bois sont empilées, rangées par destinataires : les complexes hôteliers de Santa Maria. Un gros bateau est à quai.
Un peu plus loin, le port de pêche est plus intéressant. Des pêcheurs portent des maquereaux en bouquets dans chaque main. Une petite fille armée d’un gros couteau vide les poissons et tranche les têtes. Des hommes calfatent une barque avec une sorte de toile en tissu blanc. Nous photographions tranquillement un homme qui pose complaisamment avec ses poissons.

Nous flânons dans le village aux maisons basses aux façades multicolores. Certaines sont fleuries avec des mimosas, des hibiscus ou des lauriers roses. Nous entrons dans plusieurs épiceries bien cachées dans les maisons à la recherche de pain. Il n’y en a pas mais une petite fille nous emmène chez une amie qui pourra peu être nous dépanner.
De très petits enfants jouent seuls dans la rue. Un chien dort sur la chaussée. La voiture de la sécurité de l’aéroport le heurte. Le pauvre chien pousse un petit cri et se lève en boitant. Impuissantes et désolées, nous préférons décamper.

Reour à Santa Maria

Retour en taxi : 800 $ jusqu’à Santa Maria. Je n’ai pas de monnaie, le chauffeur non plus. Il propose de faire le change au Cocorico, le bar situé sous les Alizés.
Au dessus de la boulangerie Dado, la voisine fait grand ménage au jet, elle arrose les clients. La boulangère pousse grands cris.

Plage des surfeurs

Nous avons repéré une plage équipée de parasols en feuilles de palmiers au bout du village à l’opposé des complexes touristiques. C’est la plage des surfeurs, déserte en cette saison. Nous installons deux lits sous un parasol en l’absence de plagiste. Je vais me baigner à l’avant d’un beau rouleau qui se brise quelques mètres devant moi. C’est amusant : il faut guetter la vague et ne pas la quitter des yeux. Elle est assez forte pour me soulever mais pas assez puissante pour m’emporter. Dominique me fait la leçon et réussit pour un moment à me faire peur.
Une plage déserte, c’est merveilleux pour se reposer mais la baignade est hasardeuse. Je ne retournerai à l’eau que quand un groupe de touristes s’arrêtera..
En attendant, nous faisons un beau pique-nique, lisons. Le ciel est couvert, il fait presque trop frais. Etonnant d’être sous les tropiques au mois de Juillet et d’avoir la chair de poule ! Le vent est moins fort que les autres jours, les nuages se dissipent un peu un faible soleil apparaît. Je vais à la recherche de coquillages. C’est un plaisir de m’enfoncer dans le sable fin, pieds nus. La récolte est maigre : des patelles très aplaties, quelques bigorneaux, des oursins cassés (mangés par les estivants) un morceau d’écaille de tortue. Les détritus, mégots, chaussures ne manquent pas. C’est attristant d’être dans une île du bout du monde et d’y trouver des saletés.
Une Capverdienne en combinaison très élégante orange se baigne toute habillée avec sa fille en short par dessus le maillot. Elles jouent à ramasser des galets dans l’écume de la vague.
Le vent est tombé, les vagues mollissent, je retourne à l’eau pour une deuxième baignade.

La plus belle photo est toujours celle qu'on n'arrive pas à prendre !

La plage est très animée : une partie de foot endiablée se déroule sur le sable près du ponton. Des pêcheurs laissent pendre leurs lignes entre les planches disjointes. . Entre les planches disjointes du ponton, on voit l’eau. Je vais seule au bout de la jetée emportant l’olympus. Sur la plage une curieuse scène se déroule : onze hommes poussent une barque à l’eau : un petit garçon préside à l’opération. Cela aurait pu être La photo des vacances. D est furieuse d’avoir raté cette occasion.

Du balcon des Alizés

De retour aux Alizés, je dessine sur le balcon notre jolie placette entre le centre culturel orange et le café Matéus bleu vif. Au milieu de la place, des volumes géométriques variés, alignement de cubes aux couleurs vives : jaune, vert orange, bleu soulignés par une bande colorée. Un bizarre édifice en gradins et quelques plantations donnent un effet pittoresque. Pendant que je dessine, le rasta m’interpelle Il me demande de passer le bonjour à son ami : Patrick de Fogo. Je lui demande alors son nom : « Cubano ». Est ce vraiment son nom ? Ou une référence au Castrisme, à Che Guevarra, honoré ici ? C’est un personnage curieux et un artiste. Ses sculptures à la plage sont très originales. Le soir tombe. Je suis forcée de finir ma peinture à l’intérieur.

Nha terra, notre cantine

Nous terminons la soirée au restaurant Nhéa Terra près de la piscine sous les frondes des palmiers.





samedi 28 août 2010

Trinidad :valle de los Ingenios

La route de Sancti Spiritu longe la très belle vallée dos Ingenios bordée par des montagnes bleutées dans le petit matin. La canne couvre de belles étendues vert tendre. Des ruisseaux serpentent. Quelques fermes isolées sont ombragées par de gros arbres tropicaux à la cime arrondie.


Nous faisons un premier arrêt pour le panorama. . Deux vautours picorent le cadavre d’un malheureux chien.


Les panneaux roses signalent les sites touristiques. Nous parvenons sans encombre au village de Manaca construit autour d’un curieux édifice : une tour de guet de six étages avec des paliers à arcades. On monte les échelles jusqu’au premier niveau (deux étages d’un immeuble ordinaires) puis je grimpe jusqu’au sommet. La vue est très étendue. On surveillait ainsi les plantations.

Au pied de la tour un très joli marché est installé, tout blanc de dentelles : nappes et draps brodés sont suspendus flottant au vent. Sur des cintres, des blouses des combinaisons et des pantalons à l’ancienne. Des femmes brodent pour authentifier la facture des broderies ? Nous y retournerons en fin de visite.


Le village est très fleuri. Les jardins sont bien entretenus. Les petites maisons de bois peint en blanc patiné, ouvertes à tout vent. A l’arrière la cuisine consiste en un plan de travail. Parfois des marmites cuisent sur de petits feux au milieu de la cour. Au fond des petits appentis, les cabinets.


Les porcelets se promènent tranquillement dans la « rue » ainsi que les poules suivies de leurs poussins. Une vieille femme avec un turban sur la tête propose de nous accompagner .Des cris nous surprennent :

- « c’est un calao qui parle » explique- t elle.

C’est un gros oiseau qu’on devine entre les branches d’un manguier. Est ce un perroquet ? Elle vient avec nous sous l’arbre. L’oiseau noir et lourd s’envole. Une sorte de mainate ? Les villageois semblent beaucoup aimer les oiseaux. Au toit de leur auvent, ils suspendent de jolies cages faites de très fines lattes de palmier avec de petits oiseaux exotiques pour nous .Sur un petit terre plein soigneusement balayé une cage est suspendue à un poteau avec un écriteau « local des dominos ». Ce n’est pas l’heure, la place est vide. Je photographierais bien chacune des maisons mais j’ai peur d’être indiscrète. La tour provoque un afflux de touristes et je n’aime pas trop d’idée de participer à cette invasion.


Pour libérer ma conscience, je m’invente un code de savoir-vivre à ma propre intention : toujours demander, bavarder un peu, demander le nom des gens que je photographie. Nous nous promenons très tranquillement. Une petite fille pose gentiment. Je demande à sa mère à quoi travaillent les gens du village : « A la canne » et les femmes ? « A la canne aussi. C’est un dur travail » Il existe aussi une usine de papier un peu plus loin mais les gens de ce village n’y travaillent pas. Certains jardins sont clos par des poteaux serrés qui ont repris vie. D’autres, par des cactées . Les tiges plantées serrées bifurquent et forment un rideau piquant impénétrable. Dans un jardin, une pancarte : "Chien méchant ".


Pour prendre une autre photo, j’engage la conversation avec une dame noire en tablier enturbannée qui se plaint que ses plantes ont soif. Elle me montre les colléus sur la terre sèche .Il n’a pas plu depuis six mois. Je m’étonne et lui raconte l’averse d’hier à Cienfuegos. Je lui demande son adresse pour lui envoyer la photo si elle est réussie, le code postal du villag . Etonnement, personne ne connaît le code. Le nom du village devrait suffire.


Avant de repartir, je choisis une blouse sans manches au marché avec des jours et de discrètes fleurs brodées. et un pantalon qui coulisse avec un lacet. La vendeuse me fait un prix 15$ pour les deux. Elle a eu raison ! Après la douche, j’ai mis mon nouvel ensemble qui est très léger et agréable à porter avec cette chaleur.


Le petit train à vapeur avec ses wagons de bois a apporté sa cargaison de touristes. Nous repartons à bord de notre petite Hyundai bleue vers des aventures hors des sentiers battus.


Le gardien du parking nous a dit que nous devrions trouver un site intéressant après le pont sur le Rio. On pourrait même s’y baigner ; Nous tournons sur une mauvaise route dans les champs de canne à sucre. La route se transforme rapidement en piste. A notre rencontre, arrivent d’antiques camions bleus chargés de canne. C’est la Zafra. Leurs allers et venues sont incessants. Ils soulèvent une épaisse poussière qui s’enroule avec le vent comme une minitornade.


Nous demandons notre chemin au village suivant. Deux femmes montent à bord. L’une d’elle avait une silhouette très pittoresque avec un parapluie noir qu’elle brandit comme une ombrelle. L’autre porte une cocotte.


Nous découvrons un bâtiment très vaste en haut d’un imposant escalier, précédé d’arcades majestueuses. C’est la maison des plus grands sucriers du début du XIX ème siècle 1820. Ils ont fait peindre des fresques par un peintre italien. L’UNESCO rénove le bâtiment pour y installer un musée du sucre. Le garde nous commente très aimablement la visite.


Près de la route, dans une grande mare, des hommes battent l’eau avec des gourdins : ils pêchent.


C’est l’heure du déjeuner : J’entre dans une petite cantine en ciment sur le bord de la route. La dame fait des difficultés pour accepter mes dollars, elle ne peut pas me rendre la monnaie Après maintes hésitations, on me prépare un bocadillo de jambon au pain se et un « hamburgesa » sur un minuscule réchaud. Elle me rend en « monnaie nationale » C’est la première fois que je vois des billets de 20 pesos. Le hamburgesa est très pimenté. Je me débarrasse du billet au bar du mirador pour acheter une glace très rose très chimique. Nous avons déjeuné pour 1$.


En rentrant à Trinidad vers 14h, nous doublons des carrioles tirées par des chevaux chargés de canne. Le cheval rentre seul à la maison, il connaît le chemin. Le paysan fait la sieste couché sur son chargement de canne.

dimanche 4 juillet 2010

Sal : 1er jour au Cap Vert et coupe du Monde



Réveil à 7h après une bonne nuit dans notre chambre de la pension des Alizés. Très simple et moderne. Luxe : un frigo et le ventilateur un peu bruyant mais efficace. Les volets blancs s’ouvrent sur un balcon qui donne sur une jolie placette. En face, le centre culturel crépi d’orange et des maisons basses jaune pâle. Le village de Santa Maria semble endormi. Nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse qui domine le quartier. Les acacias aux troncs torturés se balancent. Il fait tellement frais que je mets une chemise à manches longues.

Première exploration de Santa Maria

Trois rues parallèles à la plage, pavées de basalte, bordées de maisons basses. Deux clochers blancs et une éolienne géante dominent les toits en pente douce recouverts le plus souvent de tôle ondulée gris orangé. Les plus belles maisons sont couvertes de tuiles romaines et arborent de petites tourelles carrées. Volets, gouttières et tour des fenêtres sont peints de couleurs vives contrastant avec les tons pastels des crépis bleus sur orange, vert sur jaune. Dans les courettes intérieures poussent des papayers, quelques palmiers parfois de bougainvilliers.

Sur le trottoir des femmes vendent des bananes et des mangues dans des seaux ou des bassines qu’elles portent sur la tête. Les petites épiceries proposent quelques conserves des haricots et des nouilles en vrac.
Il y a peu de circulation automobile, quelques taxis rôdent attendant le client.
Après avoir revêtu des maillots nous longeons la plage. D’immenses complexes touristiques de bungalows, assez jolis d’ailleurs, à la sortie de la ville, ont aménagé sur la plage des lits et des parasols bien tentants. Nous prévoyons de nous y installer pour un bon moment.

Mais d’abord première baignade :

la mer est bleue turquoise, un beau rouleau d’écume blanche déferle sur le sable blanc. L’eau est très fraîche, les vagues me font peur, je reste en avant de la barre. . La mer monte, une vague plus puissante l’atteint et j’ai tout juste le temps de courir pour sauver sac et sandales de la noyade.
Je goûte au plaisir de fouler le sable les pieds nus. Je l’avais craint brûlant, il est tiède, merveilleuse sensation ! Nous marchons le vent de face. Je dois maintenir fermement mon chapeau de paille qui s’échappe, roule et est happé par la vague. Je l’attrape de justesse avant le reflux. Le sable nous fouette les jambes si bien que nous renonçons au projet de location de chaises longues et de parasol.
Près du ponton de bois, des barques sont alignées sur la plage. Nous trouvons l’ombre sous la coque d’une barque du nom de Banana, peinte en marron rouge, qui nous abrite aussi du vent. Je retourne me tremper.

Finale de la Coupe du Monde de foot : le Brésil gagne

Si la ville est déserte et la plage abandonnée, c’est que ce matin se déroule la finale de la Coupe du Monde de football Brésil - Allemagne. Dans les hôtels, les restaurants, les cafés tout le monde s’est rassemblé devant le poste de télévision. De temps en temps nous percevons des clameurs, un but ! Nous devinons que le Brésil a gagné : 2 :0. Des voitures klaxonnent joyeusement en sillonnant les rues pavoisées aux couleurs du Brésil, décorées de drapeaux et de ballons de baudruche, des enfants avec un djembé suivent la voiture en courant. Nombreux sont ceux qui revêtent le maillot de l’équipe brésilienne, ou qui sont habillés de jaune et de vert. Sont-ils des supporters fidèles ? Possèdent-ils des collections de maillots ? En tout cas cet épisode de liesse cadre bien avec le décor et nous sommes sincèrement heureuses de la victoire brésilienne. Que ce serait-il passé si le Portugal ou le Sénégal avaient été en finale ? Je me promets de poser cette question dès que nous en aurons l’occasion...
Maintenant que le match est fini, la plage s’anime, les enfants arrivent, un garçon d’une dizaine d’années très noir fait vrombir un cerf volant multicolore. Je me baigne en compagnie d’une fillette et de son frère qui jouent dans les vagues. Un jeune homme se roule dans le sable en chahutant avec son chien. Le sable blanc reste collé sur sa peau foncée lui faisant un étrange maquillage de folie. Une belle photo ? Dominique préfère éviter son regard pensant qu’il se donne en spectacle exprès.

Un Africain s’approche de nous et propose ses services :
- « je suis commerçant massagiste »
Vers 1h l’ombre de la barque a complètement disparu et d’ailleurs nous avons faim.
Nous mangeons deux sandwiches au thon, attablées à l’ombre d’un acacia, devant le « glacier ». La serveuse parle très bien le français, avec seulement un soupçon d’accent portugais. Elle s’excuse. Dans le sandwich il n’y aura pas de tomates. A cause du match, les boutiques sont restées fermées (c’est faux).
Sieste à l’hôtel. Nous nous installons à l’ombre sur la terrasse sur des chaises longues.

Rencontre avec le "rasta", le campeur sculpteur de la plage

Nous nous renseignons sur les arrêts des aluguers auprès du « Rasta », personnage pittoresque de Santa Maria que nous avons remarqué ce matin. Sonorisant toute la rue un gros radiocassette sur l’épaule, il tenait compagnie aux peintres qui badigeonnent le restaurant Piscador en face de notre balcon. Il parle parfaitement français. Sur la plage nous avons trouvé sa tente entourée de ses sculptures. Torse nu sur son jeans, il porte colliers et tatouages et un sac à dos délavé. Dreadlocks courts mais décolorés, raybans. Il a belle allure.
Le look rasta est ici bien représenté sous diverses variantes ; surtout les couleurs vert jaune et noir en bonnets, pantalons. Mais la simplicité prédomine.
Ce soir tout le monde est dans la rue. La jeunesse s’est réunie sur le terrain de Hand où s’affrontent les juniors (beaux maillots et arbitrage sérieux) les églises sont pleines, (l’horaire de la messe a été repoussé à 18 h pour cause de foot). A la sortie de l’église, des fillettes habillées de blanc et un homme portant une guitare.
Bandes d’adolescentes en jeans et haut très court, même mode que chez nous. Elles pourraient être nos élèves.

Diner au cultural café

Nous dînons au Cultural Café sur la jolie placette. Le restaurant est un peu sophistiqué : à l’extérieur, les tables en contre-plaqué ont été découpées à la forme des îles de l’archipel. Elles sont éclairées par des lampes à pétrole. Un faux palmier décore la salle tandis qu’un ruban lumineux électrique clignote sur la façade. Le serveur est charmant. Il ne ménage pas ses efforts pour nous faire patienter, mais l’attente se prolonge. Il nous fait une blague,
- « le gaz est fini » -
, cela ne fait pas rire D
Il demande alors si elle est fâchée ou si elle a faim. Il ne faut pas être pressé
- « ici ce n’est pas l’Europe ».
Heureusement, la musique capverdienne est très agréable, plutôt jazz, un peu brésilienne. Enfin, les deux assiettes arrivent, très bien garnies. Du thon grillé pour moi, une omelette pour Dominique. Le thon est délicieux, fine tranche passée à l’huile d’olive et grillée et le riz a un goût original.